L’ÉQUIPE D’ENTRETIEN au GROS-MORNE

Frères, sœurs en Christ,

L’ÉQUIPE D’ENTRETIEN DE L’ÉGLISE ÉTAIT AU GROS-MORNE

SUR LA TENTE DE LA RENCONTRE

ET AU MOULIN HYDROÉLECTRIQUE

En ce premier Dimanche du mois de Mai, nous – quelques membres de notre Équipe Entretien de l’Église Saint Michel – avons rendu visite à l’ex Vicaire de notre Paroisse, le père Samuel Placide, au Gros-Morne.

Nous étions donc une bonne trentaine [dont 2 conjoints, 4 sympathisants, 24 équipiers du nettoyage] à nous déplacer sur le Gros-Morne, en compagnie d’une Religieuse, Sœur MFL qui, dès son arrivée sur notre paroisse, a été en charge de nous ouvrir les portes de l’église. 

Disons-le clairement : nous avons été très bien accueillis qui par le père Samuel et son équipe paroissiale, qui par les paroissiens du Gros-Morne.

Dès l’instant même où notre visite a été confirmée, nous avons été intégrés au cœur même de l’organisation de la seule et grande Messe Dominicale de 7h00.

Vraiment nos Amis du Gros-Morne ont le sens de l’accueil, sans la moindre difficulté nous avons été inclus [plus précisément, les préposés initiaux nous ont gentiment cédé leur place] à la Quête, à la Proclamation de La Parole et même au Service de la Sainte Eucharistie.

Ce Dimanche 05 Mai, nous sommes donc joyeusement partis du François, à 5h45, avec Jésus-Marie-Joseph au cœur, au moyen des Mystères Glorieux – à l’idée de prendre nos premières instructions pour accomplir les missions assignées.

C’est le moins que l’on puisse dire, notre venue étant largement annoncée, on dirait qu’on était attendu y compris par « Ti Sonson ». 

Est-ce nécessaire de décrire l’accueil chaleureux que nous avons reçu ? C’est à croire que nul n’est prophète là où il vit, d’autant que le Service Entretien de l’Église, ce Service quasi invisible, qu’on ne remarque que lorsqu’un papier traîne par terre.

Nous n’aurons de cesse de remercier et de solliciter la miséricorde du Seigneur en faveur de notre leader tant regrettée, feue Sœur Pascal qui a su donner une âme à tous ces objets utiles mais inanimés [balais, pelles, seaux, serpillières, torchons, monobrosses …] et par la même, donner une confiance, une estime de soi à chaque membre de l’Équipe Entretien.

Soulignons que la 1ère lecture a été proclamée par Anges CORY-DELFASSE et le 2nde lecture, par Maryse TIBO – la quête Marie Luce et Laurence – la Communion : sœur MFL.

Un grand merci à la Pastorale des Hommes du Gros-Morne qui nous a accueilli bien au-delà de toute espérance, avec un succulent et copieux petit déjeuner ; dire qu’au départ du François, au petit matin, tellement obnubilé de revoir père Samuel, cette question subsidiaire, mais ô combien importante [sac vide pa ka rété doubout] – le petit déjeuner – ne nous avait pas effleuré l’esprit.

 

Oui, on avait envie de revoir, de manière presque exclusive, père Samuel, parce qu’avant son départ sur le Gros-Morne, il avait été nommé, à juste titre « référent » auprès de notre Équipe Entretien.

Il faut le dire, au fil de l’eau, on avait nourri le sentiment que lui – père Samuel – croyait en nous, il manifestait un certain amour pour notre service quasi invisible … l’un des rares prêtres qui prenaient humblement l’avis du Service Entretien, avant de placer quelque réunion que ce soit, le Samedi matin.

Bien sûr une Messe d’Action de Grâces avait été demandée par notre Équipe afin de remercier, de rendre grâce au Seigneur de nous avoir donné la force et le courage de poursuivre cette route tracée par feue Sœur Pascal et de nous envoyer d’autres, beaucoup d’ouvriers quelconques et inutiles [Bible de Jérusalem – Luc 17,10] à son abondante moisson. 

Voilà le mot – divulgué par Jacqueline Dunon – à l’Assemblée Gros-Mornaise, au nom de notre Équipe Entretien, avant l’envoi en mission :

[« Monsieur le Curé de la Paroisse « NOTRE-DAME DE LA VISITATION » du Gros-Morne

Monsieur le Vicaire, père Samuel

Paroissiens, paroissiennes du Gros-Morne,

Nous sommes quelques membres de l’Équipe Entretien de la Paroisse Saint-Michel du François et nous vous prions d’accepter le salut fraternel de la Paroisse du François.

Vous auriez compris la raison principale qui motive notre présence, ce matin, parmi vous.

Nous étions venus témoigner notre amour à père Samuel et nous avons été agréablement surpris du bon accueil de notre démarche, par l’équipe paroissiale gros-mornaise. 

De tout notre cœur, MERCI de nous avoir aussi chaleureusement accueillis sur votre Paroisse.

Outre l’excellence de votre accueil, à travers la belle célébration, empreinte de ferveur et de dévotion, dont nous venons de vivre, vous démontrez que le bâtiment n’est pas l’élément essentiel de la fortification de notre foi, mais bel et bien notre cœur.

Nous ne manquerons pas de témoigner de la qualité de votre accueil, de votre cœur ouvert aux besoins du prochain, de votre capacité à aimer votre prochain, en ce Dimanche où l’Évangile nous exhorte particulièrement à nous aimer les uns les autres

 

Que le Saint Nom de Dieu soit loué.

Merci père Samuel, merci à tous les paroissiens du Gros-Morne »].

Message qui a été ponctué par un tonnerre d’applaudissements ; et père Samuel nous a même demandé de nous lever à l’effet de nous présenter.

Comme à chacune de nos sorties, nous avons joint l’utile à l’agréable.

Étant sur le territoire Gros-Mornais c’était une excellente occasion de découvrir le fameux Moulin Hydroélectrique dont on parle tant, par-ci par-là, depuis quelques temps. 

Et cette visite des lieux et le déjeuner fraternel qui s’en est suivi, ont vraiment agrémenté, assaisonné, pimenté notre Dimanche : instructive découverte, succulent, copieux déjeuner aux saveurs locales.  

Tout est grâce.

Équipe d’Entretien de la Paroisse Saint-Michel

J.Nonone

DIMANCHE DES VOCATIONS

Frère, Sœur en Christ,

DIMANCHE DU BON PASTEUR

DIMANCHE DES VOCATIONS

Depuis plus d’une soixantaine d’années, la journée mondiale de prière pour les vocations « JMV » a lieu le 4ème Dimanche de Pâques, Dimanche dit « du Bon Pasteur ».

Donc deux temps forts en un seul Dimanche, mais il n’y a pas débat, quand bien même les vocations occupent une place de toute première importance dans toute vie de foi, dès lors qu’il s’agit de Dieu ou de son Envoyé, son Fils unique-bien-aimé, la 1ère place est indiscutablement réservée.

DIMANCHE DU BON PASTEUR

Le Bon Pasteur ! C’est une évidence qui coule de source, les prêtres et autres consacrés en parlent déjà abondamment, je ne vais pas ici faire de la redite ; tout au moins, je vais essayer, avec mes mots, d’apporter ma modeste contribution, en guise de supplément.

Le Bon Pasteur ! Plusieurs passages de la Bible en font naturellement référence, je vous invite à explorer le verset ci-après : Jean 10,11-18.

« Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis ».

Dès le début du passage, Jésus nous dit distinctement que c’est Lui le bon berger, comme un bon berger protège ses brebis, Lui aussi, et davantage il se soucie de ses brebis.

Et Jésus tient à préciser qu’il donne sa vie pour toutes les brebis, sans distinction, afin de les conduire sous un seul toit.

Dès maintenant Jésus nous met en garde contre les aventuriers, les flibustiers, les escrocs qui n’ont nullement le bien des brebis à cœur.

Être désignés comme brebis n’est absolument pas humiliant, dégradant, bien au contraire, cela nous empêche de perdre notre humilité.

Jésus n’a de cesse de nous mettre en garde contre tout ce qui pourrait constituer un obstacle à la progression de notre foi, ce qui pourrait nous détourner du bon Chemin – Lui – et tout ce qui finira par nous détourner, nous disperser, nous diviser.

Et Jésus s’assimile Lui-même comme le Pasteur – et le bon – celui qui connaît toutes ses brebis et chacune par son nom.

Il n’y a donc pas de laissées pour compte parmi les brebis de Jésus ; que la brebis soit grasse, robuste, rachitique, chétive ou faible chacune aura, si elle le consent, la vie en abondance.

Sachant la mission de Jésus, celle de nous sauver – nous pêcheurs – qui croyants, qui non croyants, dès lors son attribut de « Bon Pasteur » qui confère de facto l’appellation de « Berger Universel ».

Eh oui, Jésus repart chaque matin avec les brebis de l’enclos, mais il regarde sans cesse à l’horizon, sans cesse au-delà de l’enclos, vers d’autres brebis qui déjà lui appartiennent et qu’il veut, elles aussi, conduire à la vie éternelle, la félicité.

Pour toi, pour moi, pour nous disciples d’aujourd’hui, quel serait le critère pour déterminer un tel berger ?

Il est prêt à laisser sa vie pour ceux et celles dont il a la garde, par exemple une brebis tombe dans un ravin, le berger prend tous les risques pour l’en extirper.

Marquons un arrêt sur cet image et dans le silence de nos cœurs, posons-nous la question : pour qui, pour quelles personnes serions-nous prêts à donner notre vie ?

Souvenons-nous, Jésus « bon berger » et de fait il l’est, il donne sa vie pour ses brebis, c’est à dire pour chacun et chacune de nous ; il le fera en toute connaissance de cause, librement, par obéissance et par amour. 

Oui, quelle belle image, celle du « bon berger », mais est-ce que nous prenons conscience de l’étendue de l’amour de Dieu pour chacun de nous ?

Mesurons-nous à quel point aussi cet amour inconditionnel, incommensurable attend une réponse d’amour de notre part ?

DIMANCHE DES VOCATIONS 

Aujourd’hui, outre la mission du Bon Pasteur, l’Église dirige le projecteur sur les Vocations.

Contrairement aux idées reçues, la vocation est L’AFFAIRE DE TOUS, parce qu’elle est avant tout, un appel de Dieu à la vie, au bonheur, à la sainteté, un appel à apporter sa contribution au bien commun.

Toute vie est voulue et aimée de Dieu.

Nous sommes tous privilégiés car nous sommes tous appelés.

[BIBLE EN NOUS – Genèse 12,1 : « Quitte ton pays … je bénirai ceux qui te béniront … »].

Abraham – ce pilier de la chrétienté – avait 75 ans* lorsqu’il a reçu son appel.

Tout appel invite de quitter quelque chose.

Quitte ton pays = quitte tes sécurités, ta zone de confort et porte-toi au service de Dieu et de celui de ton prochain.

*Et dire que, de nos jours, l’âge est un subtil argument de mis au rebut, de discrimination qui ne porte pas son nom.

Ne nous voilons pas la face, lorsque notre diocèse ou nos paroisses n’appellent que des fidèles de moins de quarante/cinquante ans, sur la plupart de leurs missions, n’est-ce pas un déloyal subterfuge pour éliminer les plus âgés !

Rappelons-nous que le thème de la « JMV » 2024 : « Appelés à semer l’espérance et à construire la paix ».

Ce thème ne peut pas être plus actualisé que ça, lorsqu’on constate les différents théâtres d’opérations de guerre, sur quasiment tous les coins de la terre, singulièrement en Terre Sainte.

Eh oui, la paix se construit, mais ne se décrètera pas d’un coup de baguette fusse t-elle magique.

On peut regretter que les belligérants et leurs alliés respectifs soient davantage motivés par un esprit de va-en-guerre, de mesquine et d’éhontée provocation, que de paix ; et c’est précisément face à cette résistance à la paix que nos prières prennent toute leur puissance et leur résonance.

Ô ! Les vocations.

On aurait dit que c’est une question qui concerne particulièrement [pour ne pas dire exclusivement] ceux qui sont déjà convaincus, ceux qui sont déjà en tenue de service : les prêtres, les diacres et les religieuses. 

[Il ne faut pas se mentir, nous tous parents, moi le premier, on caresse le vœu plus ou moins inavoué que notre fils/fille soit médecin, avocat, ingénieur (…) mais à aucun moment on envisage que notre enfant embrasse une carrière ecclésiale].

En toute objectivité, ayons l’humilité d’admettre que peu de familles chrétiennes souhaitent, encore moins encouragent leurs petits garçons ou leurs petites filles à devenir prêtres ou religieuses.

[Un exemple qui doit nous parler : pendant cette fameuse et inédite crise sanitaire, on a été confiné, il n’y avait pas classe, il fallait « tuer, meubler » le temps, surtout avec nos enfants ou petits-enfants bourrés d’énergie. 

Observons comment nous parents, nous nous sommes démenés, décarcassés, débrouillés pour trouver à nos enfants, le meilleur programme de rattrapage des cours à la télé ou sur l’ordi.

Outre la messe webtélé, pour certains, combien de parents ont invité leurs progénitures à lire, méditer ne serait-ce qu’un seul verset biblique quotidiennement … à l’idée de stimuler une potentielle vocation ?].

Or, sans prêtre, comment pourra t-on répondre au commandement de Jésus « Faites ceci en mémoire de moi » … COMMENT POURRA T-ON COMMUNIER AU CORPS & AU SANG DU CHRIST.

Encore cette référence à la crise sanitaire. Cette guerre, dixit le Président de la République, a révélé toute notre souffrance à ne pas pouvoir prendre part à la Table Eucharistique, à la Communion Sacramentelle [souffrance qui a été exprimée, par certains, avec plus ou moins d’amour].

En évoquant la souffrance, ici, il conviendrait de poser un bémol, en comparaison à ce que vivent ceux contraints de pratiquer la Communion Spirituelle ou de Désir depuis belle lurette.

Oui, par des gestes tout simples, chacun peut apporter sa contribution à la vocation, tout d’abord :

– en aimant et en priant pour l’Église 

– en aimant et en priant pour les Prêtres 

– en aimant et en priant pour les Religieuses 

– en suscitant et en encourageant des vocations religieuses.

Bien évidemment : fonder une famille, tout comme vivre le célibat ce sont aussi des vocations.

Rappelons-nous que la vocation de tout chrétien est d’accéder à la sainteté.

Secret de polichinelle, les vocations, bien qu’elles soient reparties à la hausse – Dieu merci – c’est encore insuffisant ; il y a encore un grand besoin de Prêtres et de Religieuses, face à la multiplication et à la richesse de leurs missions.

Alors, prions le Seigneur pour qu’il nous donne beaucoup de Saints Prêtres et de Saintes Religieuses, tout en continuant à porter les familles et les célibataires dans nos humbles prières.

Retenons qu’il n’y a pas de prières de foi perdues – PRIONS … SOYONS PATIENTS … GARDONS LA FOI – faisons confiance au Seigneur, dans sa souveraineté il comblera nos diocèses respectifs de prêtres en quantité et en qualité suffisantes.

PRIER c’est bien / POSER DES ACTES c’est mieux.

Eh oui, la foi sans les œuvres associées est nulle.

Autrement dit, on aura beau égrener chapelets sur chapelets, multiplier les neuvaines, transmettre des chaînes de prière, additionner les « JMV », si on ne pose pas des actes concrets, de nature à susciter, encourager des vocations, d’abord au sein de notre propre famille et accessoirement dans notre entourage, les vocations ne décolleront pas significativement.

Tout est grâce dans l’obéissance, la persévérance, la patience … la confiance en Jésus le Christ, LE BON PASTEUR.

Paroissien observateur 97240

J.Nonone

LA DIVINE MISÉRICORDE

Frère, Sœur en Christ,

DIMANCHE

DE LA DIVINE MISÉRICORDE

Le Dimanche de la Miséricorde Divine est déjà profusément traité, ici et là, notamment à l’ambon de nos Paroisses respectives, je me garderai de verser dans la redondance, encore moins dans le superfétatoire ; à travers mon humble expression d’aujourd’hui, je vais essayer de répondre à une curieuse interrogation.

Eh oui, il se trouve qu’un inopiné micro-trottoir aurait révélé que le mot « miséricorde » ne serait pas aussi bien compris qu’on pourrait l’imaginer ; et ce micro-trottoir ne réunissait pas que des non-croyants, pas que des gens du parvis !

Qu’est-ce que la Miséricorde ?

De prime abord ma question apparaît stupide, idiote, voire offensante, outrageante, d’autant que c’est un mot indélébilement inscrit dans la Bible, le Livre de Vie, un mot souvent repris à l’ambon, un mot utilisé, répété de génération en génération … un mot entré dans la postérité populaire, passé à la postérité spirituelle.

De mon dernier banc d’observateur, qui à l’église, qui en dehors de l’église, j’ai observé que ce soit à l’école, au boulot, au marché et bien sûr à l’Église, tout le monde croit tout savoir, et personne n’ose poser la moindre question au risque de se faire passer pour un idiot.

Remarquons qu’aucun des disciples n’avait compris, cru à la Résurrection, mais seulement Thomas a osé, a cherché à réunir, à obtenir ne serait-ce qu’un début de réponse.

Mais en fait, ne faudrait-il pas voir en Thomas, la figure de l’incrédulité qui nous habite tous ?

La force, l’authenticité, l’honnêteté de Thomas réside dans sa réaction dénuée de faux-semblants, tant avec lui-même, qu’avec son Seigneur.

L’évocation de Thomas ne nous renvoie t-elle pas à un certain Nathanaël [Jean 1,46-51] laissant parler son cœur s’exprima sans feinte : « Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth ? Et à Jésus de lui dire : « Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de ruse » … ».

N’est-ce pas ce qui se passe dans nos assemblées dominicales et un peu partout dans nos lieux de vie, notamment face au corps médical, on ne comprend pas grand-chose, mais on fait semblant de tout comprendre, par nos hochements de tête quasi spontanés, concomitants.

C’est exactement ça, avec le mot miséricorde et vraisemblablement avec plein d’autres mots ou expressions couramment utilisés à l’église.

Eh oui « miséricorde » peut-être le mot le plus utilisé, répété et ce, de génération en génération, j’ai été stupéfait face au grand silence provoqué par ma question – pour toi qu’est-ce que la miséricorde ? – à une assemblée de surcroît de fidèles croyants, notamment d’un certain âge. 

Et pourtant :

– le fameux A. Einstein disait : « Il n’y a pas de question idiote, seulement une réponse idiote ».

– et un anonyme laissait entendre : « Le sot n’est pas celui qui pose une question bête, mais celui qui n’en cherche pas la réponse ».

Comment aborder le sujet : voilà mon modeste et humble suggestion :

  • [BIBLE EN NOUS – Deut 4,31] : « Car le Seigneur ton Dieu est un Dieu miséricordieux : il ne t’abandonnera pas, il ne te détruira pas, il n’oubliera pas l’Alliance jurée à tes pères.

  • [BIBLE EN NOUS – Mt 12,7-8] : « Si vous aviez compris ce que signifie : je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute … ».

  • [BIBLE EN NOUS – Lc 1,50-54] : « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes … ».

Observons que Jésus Lui-même craint que la « miséricorde » soit incomprise de ses interlocuteurs privilégiés, ses disciples.

 

On nomme ainsi « miséricorde » l’attitude profonde de l’être caractérisée par la disposition d’amour au pardon.

La Miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu à l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours.

Pardon accordé par pure bonté.

Notre Dieu, n’est-il pas un Dieu d’amour, de bonté, de miséricorde !

Et puis si Dieu devrait attendre que nous soyons réconciliés avec Sa Parole « AMOUR de Dieu et AMOUR du prochain » il aurait encore attendu et nous ne serons alors pas sauvés.

Ce n’est donc pas, par un quelconque mérite de notre part que nous sommes sauvés, mais c’est par le don de la vie du Fils sur la croix … c’est par la grâce que nous sommes sauvés [Eph 2,8].

La miséricorde peut aussi s’entendre comme la compassion pour la misère, la pauvreté tant matérielle que spirituelle d’autrui.

À l’exception du blasphème contre l’Esprit Saint, pour Dieu, à tout péché, miséricorde : [Dieu déteste le péché, mais aime le pécheur] aucune faute n’est impardonnable, dès lors qu’on se repend sincèrement [cf. l’exemple du triple reniement de Pierre qui s’est repenti et a trouvé miséricorde, c’est à lui que Jésus a confié, en gestion, les clefs de son Église]. 

Ce Dimanche nous propose la béatitude de la foi et nous invite à scruter, en Jésus ressuscité, la figure de la miséricorde.

La Miséricorde ?

  • C’est la compassion pour toutes les formes de souffrances ;

  • C’est la patience devant la lenteur de la conversion ;

  • C’est le pardon généreux envers celui qui se repend ;

  • C’est le cœur qui s’ouvre devant la misère du prochain (…).

Comme nul ne l’ignore, dans une des visions de sœur Faustine, Jésus aurait demandé, à cette dernière, que l’inscription « JÉSUS, J’AI CONFIANCE EN TOI » soit incluse avec l’image lorsqu’il a initialement demandé que le tableau soit réalisé.

Faisons-en nôtre cette demande forte de Jésus : « Ô ! Jésus, j’ai confiance en toi ».

Soyons pleinement convaincus qu’il y a un seul moyen de puiser des grâces de la miséricorde du Seigneur : c’est la confiance.

Plus l’âme a confiance, puis elle reçoit.

Tout est grâce dans l’obéissance, la persévérance, la patience … la confiance en Jésus le Christ notre Sauveur.

Paroissien observateur 97240

J.Nonone

 

Chapelle Notre Dame de la Délivrande du Forçat

Frère, sœur en Christ,

TEMPS FORT SPIRITUEL

Site de la Chapelle Notre Dame de la Délivrande du Forçat

Quelques jours après la solennelle commémoration de La Passion du Christ, nous voilà revenus sur les lieux où nous – et bien d’autres groupes de prière – avons tenu notre 14ème Station, en compagnie de père Narcisse ; nous souvenant alors que notre Groupe Notre-Dame du Forçat a vu le jour, à la suite du Chemin de Croix, un certain Vendredi Saint de l’année 2012.

Ce Temps Fort avait pour but de rendre grâce au Seigneur de nous avoir envoyé à sa vigne, à son abondante moisson pour laquelle les ouvriers ne se bousculent pas au portillon : défricher [espace longtemps souillé et en situation de quasi abandon], labourer, désencombrer, nettoyer, fleurir et tenir mensuellement des temps de prière.

Oui, en nous auto-proposant cette exaltante mission, c’est en quelque part, nous engager, devant nous-mêmes et surtout devant le Seigneur qui ne dort, ni ne sommeille, à redonner la vie, l’estime, la dévotion, la puissance d’intercession que la Vierge et/ou la Chapelle du Forçat n’auraient jamais dû perdre.

C’était aussi un moyen de rendre hommage à tous les marins pécheurs du François, dont la Vierge du Forçat a été longtemps associée aux braves gens de la mer.

D’ailleurs la Vierge a été dénommée pendant des années « la Vierge des Marins pécheurs » ; de plus c’est sur le site du Forçat que les marins pécheurs fêtaient leurs Saint Patrons, Saint Pierre & Saint Paul.

Un moyen aussi de présenter au Seigneur les Travailleurs de l’entreprise d’insertion qui – entre deux échouages de sargasses et surtout sur leur temps personnel – apportent une précieuse contribution au nettoyage et au fleurissement du site.

Et bien sûr, un excellent moyen de nous souvenir, de raviver notre mémoire, quelquefois par trop sélective, à l’égard de tous les Fils et Filles de Jésus-Marie-Joseph trop tôt disparus à l’affection des siens, mais qui ont œuvré au désenclavement et à la dévotion à la Vierge de la Délivrance du Forçat, au premier rang de ces dévoués serviteurs, Germaine Vouimba.

Avant d’aller plus loin, au nom de notre Groupe Notre-Dame du Forçat, au nom de notre Paroisse et plus largement, au nom de notre Communauté de Croyants, je veux de tout mon cœur, REMERCIER chacun, chacune des frères et sœurs qui ont joyeusement répondu à notre aimable invitation – ce Jeudi 04 Avril 2024 – sur la place de la Chapelle du Forçat, en dépit des nombreuses sollicitations.

En effet, comme chaque 1er Jeudi du mois, c’est l’instant « HEURE SAINTE » sur notre Paroisse et ce, au sein de toutes les Chapelles [Bonny, Bourg, Morne Acajou, Morne Pitault, Saint Laurent, Forçat …].

En outre, notre invitation est tombée en pleine préparation de la grande fête de la Miséricorde Divine.

Secret de polichinelle, une même personne peut faire partie de plusieurs groupes, d’où la difficulté, pour un même individu, de se déterminer.

Initialement, notre Temps Fort Spirituel était constitué de trois parties [Adoration du Saint Sacrement, Heure Sainte, Messe] mais au vu et au su du déroulement de la manifestation, et pour plagier notre frère Jean L, une quatrième partie s’est invitée, le partage.

Ô ! L’Adoration ! Ce moment si important de la vie de foi, d’autant que le Seigneur n’a de cesse de rechercher des Adorateurs en esprit et en vérité [Jean 4,23].

Un témoignage qui en dit long, une sœur m’a laissé entendre : « C’est la première fois que je me retrouvais aussi prêt, physiquement, du Saint Sacrement, je me suis sentie beaucoup plus proche du Christ, en parfaite communion et intimité avec Jésus, qui a occupé toutes mes pensées ».

Vraisemblablement ce même sentiment a dû traverser l’esprit des autres Adorateurs, tellement le silence était d’or ; certains ont du même entendre la brise toute légère qui commandait, apaisait le flux et le reflux des vagues, tout ceci dans un harmonieux silence.

 

L’Heure Sainte, quoi qu’elle ne date pas depuis si longtemps sur notre Paroisse [auparavant, du temps de père Jacek, nous étions sous l’empire « 24h d’adoration »] elle commence à entrer dans nos pratiques, nos bonnes mœurs spirituelles.

Il faut dire aussi, qu’avec la présence concrète du Saint Sacrement, nous avons largement de quoi meubler les temps de silence.

Dès lors, à chaque temps de silence, il était beaucoup plus aisé de résister à toute tentation ou déperdition de nos pensées, d’être centré sur le Christ, ne voir que Lui, n’entendre que Lui, n’avoir de sentiments que pour Lui et sur Lui.

  

Et la Messe Eucharistique présidée par père Jan – accompagné de Maxime M [un des deux Acolytes sur notre Paroisse] – a été très bien suivie, très recueillie, très vivante, très fervente, très dévote.

J’émets cet humble témoignage avec d’autant plus de force et de convictions pour avoir constaté les chants montés des cœurs des fidèles, sous les baguettes de Christina et de sœur Élise.

De plus, notre bon et doux curé, père Jan, a été très bien inspiré d’ouvrir la première partie de son homélie à un fructueux p’tit échange avec l’Assemblée.

Vraiment on était par-devant une Assemblée amoureuse de La Parole, et c’est sans grande difficulté que les questions du curé ont trouvé leurs réponses ; d’autant qu’on était en présence d’un texte d’Évangile relativement connu : « les disciples d’Emmaüs ».

Père Jan, quoique toujours souffrant, nous a délivré une homélie d’une grande profondeur, d’une grande simplicité et d’une grande clarté.

Et cette partie – le partage – qui est venue exquisément, délicieusement, savoureusement s’ajouter à notre programme.

C’est incontestable, les différentes pâtisseries [quiches, tartes, gâteaux, pâtés, petits gâteaux …] n’ont pas manqué de tutoyer, d’éveiller nos papilles gustatives, mais c’était davantage le cœur, la joie d’échanger, de partager et de savourer tout le savoir-faire, notamment de nos sœurs, qui est à souligner.

 

Une fois de plus, avec la grâce de Dieu – outre les traditionnels Chemins de Croix – le Forçat a vécu, aux dires de nombre de participants, un grand moment de foi empreint de simplicité, d’humilité, de douceur et d’amour. 

 

Et dire que sous les coups de 13h30 une averse d’une belle intensité, qui a même échappé à la vigilance des services de la météo, est venue s’abattre sur le François !

Oui c’est vrai, à cet instant-là, certains d’entre nous ont craint pour la tenue de la manifestation ; par contre, d’autres frères et sœurs ont vu là, un signe du destin, une bénédiction tombée du Ciel.

S’il en était besoin, on peut déjà en tirer une belle leçon : il ne faut pas douter de la puissance du Seigneur, pour qui rien n’est impossible.

Lorsque Dieu est en vérité au contrôle, aux manettes, lorsque nous lâchons-prise, il n’y a pas de place pour le doute.

N’est-ce pas Jésus Lui-même qui nous dit |Mathieu 11,25-28 : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » ?].

Aussi, sachant les dépenses supplémentaires dont père Jan a dû faire face, lors de son précédent séjour de soins, en Pologne, nous avions envisagé de lui remettre une enveloppe, dans le cadre de son prochain séjour.

À la réflexion, nous nous sommes convaincus que face à ce puits de force, de résilience, de bonté, de douceur et d’amour que représente, aux yeux de beaucoup, père Jan, une p’tite enveloppe s’avérerait insuffisante, c’est une valise, un sac de billets qu’il faudrait lui remettre … merci de tout cœur à ceux et à celles qui y ont abondé.

Une bonne organisation ne s’improvise pas.

Outre nos remerciements à l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus qui nous a accompagnés dès la mise en œuvre du projet, nous tenons à remercier tous ceux qui y ont contribué.

Nos remerciements à chacun, à chacune des participants.

Nos remerciements à père Jan pour la confiance témoignée jusqu’à nous inviter à aller en eau profonde, par la tenue de la Messe Eucharistique.

Que dire de la précieuse et généreuse collaboration de la Municipalité, sans le concours duquel, rien de comparable, de nos jours, ne peut être organisé sur le site de la Chapelle du Forçat, dépourvu de toute commodité.

Pour ne pas trop nous étendre à cette tribune, c’est tout de même bon à savoir : si jusqu’ici, avec la grâce de Dieu, nos demandes au nom du Forçat ont toujours été satisfaites, cette fois-ci la Municipalité a – bien au-delà – répondu à nos demandes et à nos espérances, et ce, à hauteur d’environ 110% … 120%. 

Nous n’aurons de cesse de REMERCIER chaque participant à notre Temps Fort.

Avec une mention particulière à la Municipalité, à Marie Josette Z, à père Jan, à Maxime M, à Bernard C, à Jacques P, à Jeanine P, à Manyse B, à sœur Élise, à Christina R, à Jocelyne N, à Jean L, à Marcel Albert D … un coup de cœur au groupe La Voix Sacrée. 

Tout est grâce dans l’obéissance, la persévérance, la patience … la confiance en Jésus le Christ, notre Sauveur, LE RESSUSCITÉ.

Groupe de Prière Notre-Dame du Forçat

J.Nonone

FESTIVAL BIBLIQUE POUR TOUS

FESTIVAL BIBLIQUE POUR TOUS

LE DIMANCHE 14 AVRIL 2024 A 14 H 00

A L’EGLISE SAINT MICHEL DU FRANCOIS

 

                                                                                                                   

 

INFUSION DE LA PAROLE DE DIEU

THEME : LA VICTOIRE DU REDEMPTEUR

INTERVENANT : Père Christian CATAYEE

TEMPS FORT SPIRITUEL AU FORÇAT

Frère, Sœur en Christ,

TEMPS FORT SPIRITUEL

Groupe de Prière NOTRE-DAME DU FORÇAT – FRANÇOIS

Frères, Sœurs en Christ, 

Nous avons le plaisir de vous inviter à un grand Temps Fort Spirituel sur le site de la Chapelle Notre-Dame de la Délivrande du Forçat, et ce, le JEUDI 04 AVRIL 2024 sDv :

– de 16h00 à 17h00 : Adoration du Saint Sacrement

– de 17h00 à 18h00 : HEURE SAINTE

– de 18h00 à 19h00 : Messe Eucharistique

Cette Messe qui sera célébrée – sur le site de la Chapelle du Forçat – à l’occasion de ce Temps Fort, est précisément une Messe d’Action de Grâces, pour REMERCIER le Seigneur de nous avoir envoyé, un certain Vendredi Saint de l’année 2012, défricher, labourer, sortir la Chapelle du Forçat du quasi abandon [cf. ouvrage Notre-Dame du Forçat sur les sites de la FNAC ou des éditions Jets d’Encre].

En effet, notre Groupe de Prière « Notre-Dame du Forçat » a été créé en 2012, suite au Chemin de Croix du Vendredi Saint où un petit groupe de filles & fils de Marie nous nous sommes convaincus qu’en ce Jour de Pèlerinage, Marie est très achalandée, très illuminée, très priée, très suppliée, mais pendant toute l’année elle est quasi désespérément seule, souillée, peu visitée, envahie par les mauvaises herbes, les ordures de toute nature.

À cet instant même, nous nous sommes engagés, à nettoyer, fleurir, illuminer les lieux, au moins chaque mois et d’y tenir mensuellement un Temps de Prière.

DOUZE ANS après, avec la grâce de Dieu, nous croyons avoir tenu parole, nous avons sorti la Vierge de son quasi abandon, la Vierge est de nouveau visitée, priée, illuminée, même par des croyants externes.

Il y a lieu de souligner, qu’avant que les mauvaises herbes et autres indésirables aient envahi l’espace de la Chapelle, une fidèle et dévouée fille de Marie – feue Germaine VOUIMBA & amies – avait, à la suite de bien d’autres et ce, pendant une cinquantaine d’années, entretenu la Vierge du Forçat.

Cette Messe sera aussi dite pour le repos de l’âme de tous ceux qui nous ont quittés et ont fait de la Vierge du Forçat ce qu’elle est aujourd’hui, dont feue Germaine VOUIMBA.

Le Seigneur n’a de cesse de rechercher des Adorateurs en esprit et en vérité, frères & sœurs en Christ ; à travers ce Temps Fort, c’est une belle occasion d’être ce type d’adorateurs recherchés, soyez de ceux-là, à nos côtés au Forçat.

Au nom de Jésus MERCI d’avance de votre participation.

C’EST QUOI L’HEURE SAINTE ?

               

C’est quoi l’Heure Sainte ?

Eh oui, c’est la question qui brûle les lèvres de nombre de paroissiens, mais peu ou prou n’osent interroger les présumés sachants.

Il faut savoir que cette question est loin d’être la seule, au sujet de laquelle beaucoup d’entre nous d’en bas, nous nous cassons les méninges.

Je ne vais évidemment pas retracer ici la genèse de cette question ; d’autant que les interprétations ou les mises en œuvre varient d’une paroisse à une autre.

Il me semble important de retenir que la dévotion à L’HEURE SAINTE tire son origine dans la prière que JÉSUS fit à Gethsémani, la veille de son agonie, dans la nuit de Jeudi au Vendredi Saint.

-Jn 17,1-11 : « Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils ».

-Mt 26,40 : « Vous n’avez donc pas pu veiller une heure avec moi ? ».

Je crois que c’est ça l’essentiel.

Puisque j’observe quelques petites différenciations d’application ici et là. 

Par exemple : l’heure Sainte est mise en œuvre ici au François à 18h00, ailleurs à 20h30 ou 23h00 … et d’autres organisent purement et simplement une nuit d’adoration de 18h00 … 06h00 débutant par une « Heure Sainte ».

Le dénominateur commun reste donc : le 1er Jeudi du mois.

Pour nous paroissiens franciscains, force est de constater qu’à l’époque de père Jacek on était sous l’empire de la nuit d’adoration, avec l’arrivée de père Robert-Marie et père Jan on est passé à une heure.

Je ne suis pas enfermé, encore moins fanatique de telle ou telle formule, mais même après coup on aurait aimé connaître les raisons de ce changement.

Et pourquoi ne pas expérimenter un mixte, à savoir : mensuellement >>> Heure Sainte / trimestriellement >>> Nuit d’Adoration. ( ?).

Quoi qu’il en soit c’est une très bonne initiative que les nouveaux « Gestionnaires » de notre Paroisse aient ouvert ce merveilleux Temps de Prière sur l’ensemble des Chapelles de la localité.

De mon dernier banc, qu’il me soit permis d’adresser mes plus vifs encouragements au « référent Heure Sainte » de notre Paroisse, Jean Louison.

Oui, j’applaudis des deux mains cette UNITÉ, cette COMMUNION, cette UNION DE PRIÈRE, ce qui assurément plaît à Dieu : MONTRER JÉSUS, ADORER JÉSUS, VEILLER AVEC JÉSUS – avec la même ferveur, la même intensité, la même dévotion, la même confiance, la même foi – que l’on soit à la Chapelle de Bonny, de Saint Laurent, de Perriolat, du Morne Acajou, du Morne Pitault, du Bourg ou à la Chapelle du Forçat.

Rappelons-nous, nous prenons des vacances [… Noël … Carnaval … Pâques …] certes méritées, mais le Seigneur, Lui, ne dort, ni ne sommeille jamais, il veille jour et nuit sur nous toutes, ses créatures, surtout celles d’entre nous qui recherchons Sa Face.

Alors, même pendant les vacances, demandons : le Seigneur nous donnera … cherchons : le Seigneur se laissera trouver … frappons : le Seigneur nous ouvrira les portes de la vie en abondance éternellement.

Paroissiens franciscains qui que nous soyons, d’où que nous soyons prenons part en présentiel ou en distanciel à L’HEURE SAINTE … et si d’aventure notre quartier n’a pas de Chapelle, accolons-nous à la Chapelle la plus proche de notre domicile, au nom de JÉSUS.

Tout est grâce dans l’obéissance, la persévérance, la patience … la confiance en JÉSUS le Christ notre Sauveur, LE RESSUSCITÉ.

J.Nonone 

Groupe de Prière Notre-Dame du Forçat

Dimanche 31 Mars 2024

Vendredi Saint 2024

Groupe Notre-Dame du Forçat

Ti-Chimin de Croix

Ce Vendredi Saint, entre 5h30 … 6h30, le François – comme traditionnellement, vraisemblablement d’autres Communes des Antilles – d’obédience chrétienne catholique, a connu une certaine effervescence spirituelle, au moyen d’une multitude de Ti-Chimin de Croix *. 

•* « Ti-Chimin de Croix » : expression empruntée à notre évêque David.

Sur notre localité franciscaine presque tous les Quartiers tenaient leur « Ti-Chimin de Croix ».
S’agissant du Bourg et ses environs pas moins de 5 « Ti-Chimin de Croix » étaient organisés.

Si les divers « Ti-Chimin de Croix » du Bourg se sont tenus sur des itinéraires et horaires plus ou moins différents, ils ont eu tout de même un dénominateur commun – la Chapelle ou la Vierge du Forçat – lieu de leur 14ème ou 15ème Station. 

Notons que cette année, pour cause de plan Vigipirate, les Résidents du Centre Hospitalier EWA de la Pointe Courchet n’ont pas eu le bonheur de vivre les prières et les chants de l’habituelle Station jusqu’ici tenue par notre Groupe du Forçat, sur le parking de l’établissement hospitalier.

 C’ bon à savoir : ce matin, notre « Ti-Chimin de Croix » était à deux doigts de faire vivre La Parole : « Là où deux ou trois sont réunis au nom de Jésus, Jésus est là au milieu d’eux ».
Autrement dit, à l’heure du rdv, on était très, très peu nombreux.

Il faut aussi dire que le Groupe de Prière du Forçat doit se « débrouiller » pour subsister.
Par exemple, le « Ti-Chimin de Croix » du Forçat ne figurait pas au portail paroissial.

Dieu merci, au moment de débuter notre « Ti-Chimin de Croix » avec à peine une ½ douzaine de personnes, le Seigneur a vu nos cœurs pleins d’envie de bien faire, rien que pour sa plus grande gloire, le Seigneur a envoyé sur notre route une dizaine … une vingtaine de personnes supplémentaires, dont le père Narcisse, qui pourtant avait quitté le Presbytère à l’intention de rejoindre un autre « Ti-Chimin de Croix ».

S’il en était besoin, il n’y a pas de hasard dans la vie, il n’y a que des rencontres que le Seigneur favorise. 

Bien que la seule et unique personne importante de tout Chemin de Croix, grand ou petit, est : JÉSUS, la présence, que dis-je : l’envoi de père Narcisse à nos côtés, par le Seigneur, nous a été d’un grand soulagement, d’un grand réconfort, d’une grande bouffée d’oxygène.

Qu’il me soit permis de plagier la profession de JOB : « Jusqu’ici je connaissais le Seigneur par ouï-dire, aujourd’hui j’ai pris conscience de la Toute-Puissance de l’Esprit Saint et de ma pauvre condition de créature ».

Déjà nous tenons à REMERCIER du fond du cœur, chacun, chacune des participants au « Ti-Chimin de Croix » de notre Groupe de Prière Notre-Dame du Forçat.

Petite réflexion : en parlant de « Ti-Chimin de Croix » évidemment ce type d’organisation ne fait pas l’unanimité, quelques paroissiens préféreraient le « gros-Chimin de Croix » du bourg qui rassemblait 2000 à 3000 personnes.

C’est vrai le « gros-Chimin de Croix » est très beau à voir, très entraînant, plein de ferveur, c’est une très belle démonstration de la vitalité de notre communauté.

Mais le revers de la médaille, ça détruit la vie spirituelle dans les Quartiers, ça ne favorise pas la croissance spirituelle des gens d’en bas.

Eh oui, c’est là, dans les « Ti-Chimin de Croix » qu’on peut dénicher des potentialités, ce qui est difficile dans le méga groupe où c’est l’élite qui excelle.

Et puis, force est de constater que si Le Juste, Le Parfait – JÉSUS – n’a pas fait l’unanimité, quel Homme, quelle formule d’ici-bas fera l’unanimité !].

Chemin de Croix ou « Chemin de mémoire » : on se remémore les souffrances endurées par le Christ pour racheter nos péchés, pour notre salut ; quand bien même nous n’avons aucun mérite.

Ce Chemin de mémoire, tout au moins annuel, c’est une très bonne initiative, mais ce chemin n’a de réel intérêt que si nous prenons la ferme résolution de changer quelque chose dans nos vies : CONVERSION ; en d’autres termes : que nos vies reflètent ce que nous professons.

Nous professons suivre un Dieu d’amour, de bonté et de miséricorde, il faut alors qu’au quotidien notre vie soit bonté, amour, pardon envers nos frères & sœurs.

Au nom de la Paroisse Saint-Michel, qu’il me soit permis de remercier chaque groupe, chaque Pce, chaque pèlerin qui contribue, chaque année, à nourrir la foi des uns et des autres et à rendre grâce à Jésus notre Sauveur.

Groupe Notre-Dame du Forçat
J.Nonone
« Vendredi Saint » 29 Mars 2024 
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? ? ? NOTEZ DÉJÀ :
Sur le site de la Chapelle NOTRE-DAME DU FORÇAT >>> Jeudi 04 Avril sDv :
16h00 … 17h00 : Adoration du Saint Sacrement
17h00 … 18h00 : HEURE SAINTE
18h00 … 19h00 : Messe Eucharistique

Tout est grâce.

Groupe Notre-Dame Forçat
J.Nonone

VEILLÉE PASCALE

Frère, Sœur en Christ,

VEILLÉE PASCALE

SAMEDI SAINT ou SAMEDI GLORIA ?

SAMEDI :

-DE L’ ATTENTE …

-DU SILENCE …

-DU RECUEILLEMENT …

-DE LA MÉDITATION …

-DE L’ESPÉRANCE …

-DE VEILLE DE LA RÉSURRECTION …

-DE L’ACCÈS À LA PORTE OUVRANT À LA VIE ÉTERNELLE POUR CEUX QUI CROIENT, CEUX QUI PLACENT LEUR CONFIANCE EN DIEU PÈRE, FILS, ESPRIT SAINT.

Nous les fidèles de notre Communauté, choisirions-nous nos Messes, nos Solennités ?

Quoi qu’il faille relativiser, dans la mesure où, depuis la crise sanitaire, nombre de Paroissiens n’ont pas regagné les bancs de l’Église.

À ce sujet, notre Communauté gagnerait à aller vers les « non revenants ».

On peut regretter que l’idée de registre soulevée lors des débats d’EcclésiaM 2020 n’ait pas abouti, ce qui favoriserait cette probable démarche.

Ceci étant, depuis le Dimanche des Rameaux, prélude à la Grande Semaine Sainte, les bancs des différentes Paroisses sont de nouveau bondés.

Dans l’attente du retour au bercail, des « paroissiens boudeurs ou récalcitrants » une grosse pensée d’amour, une belle et joyeuse montée vers Pâques avec tous ces Paroissiens qui, pour diverses raisons, n’ont toujours pas remis les pieds à l’Église.  

Mon frère, ma sœur que la « VEILLÉE PASCALE » ait lieu l’après-midi, à la tombée de la nuit ou le soir l’essentiel c’est d’être en CONSTANTE VEILLE SPIRITUELLE.

On est donc aujourd’hui SAMEDI SAINT : après toute une journée d’attente, de recueillement et d’espérance, voici venue la nuit où la Lumière transperce les obscurités, la nuit de la promesse qui se réalise, qui s’accomplit.

Observons comment les 4 Évangélistes restituent l’événement de la Résurrection :

-Mt 28,1-9 : « Je sais que vous  cherchez le Christ le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité … il vous précède en Galilée : là vous allez le voir ».

-Mc 16,1-9 : « N’ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus le Crucifié ? Il est ressuscité … ».

-Lc 24,1-9 : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité ».

-Jn 20,1-24 : « Des disciples se rendent au tombeau … c’est alors qu’entra l’autre disciple. Il vit, et il crut. Jusque là les disciples n’avaient pas vu que, d’après l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts ». 

Force est de constater que si chaque Évangéliste restitue cet événement fondateur à leur propre manière, avec leurs propres mots [s’il en était besoin énième signe qu’avec Jésus parole & engagement sont plus que libérés] on y relève un dénominateur commun, un mot commun : RÉSURRECTION.

La célébration du SAMEDI SAINT est pour ainsi dire une « veillée » [toute la journée du Samedi Jésus étant encore au tombeau] en l’honneur du Seigneur, passage des ténèbres à la lumière, d’où le feu et le cierge allumés … puis la flamme aux fidèles. 

En outre, c’est durant cette veillée ou vigile pascale que des adultes sont baptisés.

Jetons nos vêtements de monotonie, enfilons la clarté de ce Jour nouveau : le Christ a pris autorité sur la mort, la mort n’a eu aucun pouvoir sur Lui, il est revenu d’entre les morts, il est Ressuscité éternellement.

Mais, dans notre quotidien, quelle serait la locution la mieux appropriée, pour nous, chrétiens ? – SAMEDI SAINT ou SAMEDI GLORIA ?

Nous, Croyants, ne répétons pas les expressions des hommes, d’autant que ce n’est pas une expression biblique.

Gloria ? – définition du Larousse : renommée, honneur, splendeur et bonne réputation. Il est également utilisé pour désigner une grande joie, un goût ou un plaisir.

Et sauf omission de ma part, je crois savoir que le Gloria est chanté aux Dimanches – en dehors de l’Avent et du Carême – ainsi qu’aux Messes de Solennité et de Fête.

Il n’est point besoin d’être un si grand bibliste ou théologien, raisonnons simplement : le samedi étant un jour d’attente … Jésus a bien dit dans 3 jours il relèvera le Temple … le samedi en lui-même ne peut pas être jour de joie, jour de fête.

En effet, contrairement aux autres jours de la Grande Semaine Sainte, on peut soutenir que le Samedi est un jour sans éclat, qu’il ne se passe rien.

Après l’arrestation des plus musclée de Jésus, son grotesque procès et sa crucifixion, après le ciel obscurci, naît ce « jour silencieux ».

Le Samedi est donc un « jour d’attente et de méditation ».

Apparemment, à la journée de consécration des eaux, le Samedi, s’y est inséré, sans qu’on ne s’y rende compte, le Samedi Gloria.

De plus, le Samedi Gloria ne s’intitulait pas ainsi, aux sombres temps de l’esclavage, mais c’était une journée importante pour nos ancêtres mis en esclavage.

En effet, les esclavagistes interdisaient à nos aïeux de jouer du tambour et de danser pendant le Carême, ce n’est qu’à partir du Samedi qu’ils étaient de nouveau autorisés à en jouer et pratiquer le bèlè et le danmyé.

De ma modeste réflexion, deux questions s’imposent :

1)- en utilisant l’expression « Samedi Gloria » nous croyants, ne serions-nous pas en train de nous conformer aux expressions du monde ?

2)- ne se pourrait-il pas que Jésus vienne à nous reprocher de ne pas pouvoir VEILLER UNE JOURNÉE – SAMEDI SAINT – AVEC LUI … avant sa Résurrection pourtant annoncée le 3ème jour de sa crucifixion ?

Ne serait-il pas chrétien d’effacer cette expression du monde « Samedi Gloria » de notre vocabulaire spirituel et adoptons l’expression « SAMEDI SAINT ».

Notre Communauté propose « SAMEDI SAINT » cette expression apparaît la bonne, la plus appropriée.

 

La mort – Résurrection de Jésus c’est le fondement de notre foi chrétienne.

Désormais c’est à chacun de nous de l’affirmer avec force et  conviction : ma foi consiste à croire que Jésus est mort et ressuscité … et bien évidemment ma mission de baptisés : de convaincre sans forçage, sans prosélytisme, mais par mon propre témoignage [le prosélytisme impose, le témoignage se perçoit] et de ramener d’autres à Dieu.

Rappelons-nous que l’Évangile ne s’impose pas, mais se propose et s’accueille.

Comme pour plagier Bernadette Soubirous : 

Préparons nos cœurs à témoigner : il nous est demandé d’aller dire, d’aller annoncer, évidemment avec conviction, à nos frères & sœurs du parvis JÉSUS EST RESSUSCITÉ ÉTERNELLEMENT il ne nous est pas demandé de les faire croire.

-Fredonnons ce chant : Ô Christ ressuscité, exauce-nous.

Aujourd’hui c’est Samedi – ENCORE UN P’TIT EFFORT DE CARÊMEPâques est à la porte de nos cœurs, mettons à profit ces derniers instants d’attente, de recueillement, d’espérance, de silence pour désencombrer nos cœurs, afin d’accueillir de tout notre cœur LE RESSUSCITÉ >>> le Dimanche de Pâques.

Paroissien observateur 97240

J.Nonone

Samedi 30 Mars 2024

JEUDI SAINT – JEUDI DE LA SAINTE CÈNE

Frère, Sœur en Christ,

LE SAVIEZ-VOUS ? 

AUJOURD’HUI « JEUDI SAINT – JEUDI DE LA SAINTE CÈNE »

C’EST AUSSI LA FÊTE DES PRÊTRES

Au lendemain de la Messe Chrismale [Messe au cours de laquelle, entre autres, le Saint Chrême est consacré ; Chrême qui servira à l’accueil des nouveaux baptisés*, au sacrement de confirmation et à l’ordination des prêtres] pour la plupart des fidèles – JEUDI SAINT – c’est ni plus ni moins,  la commémoration de LA SAINTE CÈNE DU SEIGNEUR … et nous serions très peu nombreux à « fêter » les Prêtres.

Manifestement LA SAINTE CÈNE DU SEIGNEUR : le lavement des pieds « exemple de pure humilité » et l’institution de l’Eucharistie, en toute objectivité – commémoration, solennité liturgique fondamentale – prend toute la place, mobilise, vampirise toute l’attention des fidèles.

Dès lors, on peut subrepticement s’interroger quant à l’ingéniosité de placer la Fête des Prêtres le Jeudi Saint.

Quoi qu’il en soit, applaudissons l’initiative de Paul VI qui, en 1969, fait du Jeudi-Saint une fête du sacerdoce où tous les Prêtres sont invités à renouveler l’engagement qu’ils ont pris à leur ordination. 

Ainsi, le Jeudi-Saint est aussi considéré comme la Fête des Prêtres

* [En évoquant les nouveaux baptisés, on ne peut que s’en féliciter du chiffre record [+30% par rapport à l’année dernière qui était déjà une belle année] atteint par le mouvement du Catéchuménat.

À la lumière de La Parole suivant laquelle : « Beaucoup de premiers seront derniers et de derniers premiers », tout en souhaitant la bienvenue à tous ces nouveaux baptisés, avec la grâce, caressons le vœu fort que parmi tous ces catéchumènes – ados et adultes – se lèveront de nombreux et saints prêtres, à la vigne, à l’abondante moisson du Seigneur].

Revenons à nos Prêtres, il y a lieu de souligner que le 29 JUIN « Fête de Saint Pierre & Saint Paul » – date des ordinations sacerdotales, mais c’est aussi l’occasion de fêter et de prier pour les apôtres du Christ, les Prêtres. 

En outre, lors de sa béatification en 1905, le Curé d’Ars avait été déclaré « Patron des Prêtres de France ».

Aussi, pour beaucoup, le Curé d’Ars étant le Saint Patron des Prêtres – le 04 AOÛT – le Jour de la Saint Jean-Marie-Vianney, est aussi celle des Prêtres.

Alors la Fête des Prêtres se fête-t-elle le JEUDI SAINT, le 29 JUIN ou le 4 AOÛT ?

Pourquoi choisir, finalement ? On peut tout à fait fêter 3 fois – LES PRÊTRES – ceux-là qui se sont donnés, dévoués, consacrés pour accompagner et guider la Communauté Chrétienne Catholique et même au-delà !

C’est une vérité, je ne jouis pas d’une grande antériorité religieuse, mais je n’ai pas le souvenir d’avoir été convié à quelque fête que ce soit, en l’honneur des Prêtres.

Je présume que mes habituels « contradicteurs », pour se donner bonne conscience ou pour tenter d’étouffer mon expression, vont me rétorquer que les fidèles portent, fêtent déjà les Prêtres dans leur cœur et/ou à travers leurs prières quotidiennes.

J’entends bien cette probabilité, et c’est déjà très bien ; mais, à ce moment-là, dans un souci de justice divine, il conviendrait d’agir de la même manière pour les nombreuses fêtes que nous commémorons allègrement.

Frères & sœurs, ayons la faiblesse d’admettre que le ministère de la Prêtrise est de plus en plus difficile à assumer de nos jours où l’Homme semble vouloir vivre sans Dieu … où le mal est appelé bien. 

Nos Prêtres – déjà, souvent éloignés de leur famille, de plus, quelquefois isolés dans leurs presbytères respectifs – sont sans cesse attaqués, caricaturés, calomniés.

Aussi, la Mission est de plus en plus discréditée, notamment à cause des actes d’abus sexuels, où les médias et de nombreux contradicteurs ont tendance à insidieusement « jeter » tous les prêtres dans le même sac, or, notre Communauté regorge de Prêtres vertueux.

Et, sans jeter la pierre au petit nombre qui aurait malencontreusement fauté, il conviendrait de dignement et joyeusement festoyer pour et avec la grande majorité de nos vertueux et dévoués Prêtres.

Et en n’ouvrant la fête qu’à la majorité prétendue vertueuse, ne nous surprenons-nous pas à « juger » malgré nous et indirectement le petit nombre, donc à éliminer, à black-lister le petit nombre de la fête des prêtres.

Qui nous a érigé, établi juge de nos frères & sœurs !

Et nous qui nous érigeons si aisément juges de nos frères, ne se pourrait-il pas que nous fassions partie du gigantesque et incommandable wagon des « pas vus, pas pris » !

Alors que ceux d’entre nous qui s’estimeraient sans tâche, sans péché, envoient la 1ère pierre au petit nombre de prêtres accusés d’abus sexuels ou autres.

Ne se pourrait-il pas que le fameux « petit nombre » aurait davantage besoin d’aide, d’amour que le plus grand nombre que nous qualifions à juste titre de vertueux !

Ô ! Ce petit nombre ! Au lieu de mêler nos voix à celles des contradicteurs, ne pourrait-on pas regarder – ce petit nombre – à l’instar du fils prodigue, de la drachme perdue ou de la brebis égarée ?

Outre l’extraordinaire leçon laissée par le père dudit fils, s’agissant de la drachme ou de la brebis, quel exemple Jésus nous a donné ? : Jésus a laissé les 99 autres qui n’avaient pas besoin d’aide, pour sauver, ramener la brebis égarée au bercail.

L’enseignement à tirer de ces merveilleuses paraboles, Jésus n’étant pas envoyé pour nous juger, mais pour sauver chacun de nous pécheurs ; par conséquent ayons l’humilité de ne pas grossir les rangs des moqueurs, de changer nos regards sur chacun des prêtres qui seraient accusés de ceci ou de cela.

Soyons donc, en toute circonstance, des appuis, des guides, des soutiens, des mains tendues, des cœurs ouverts aux besoins de nos frères et sœurs, mais en aucune manière, les juges de nos frères et sœurs !

Par ailleurs, nous, fidèles d’ici et là, qui sommes si « habiles » dans nos p’tites affaires, avec la grâce de Dieu, qu’est-ce qui nous empêcherait de mutualiser nos savoir-faire, à l’effet d’organiser une fête en l’honneur de nos chers Prêtres respectifs !

Dans cette attente, AIMONS NOS PRÊTRES.

Au nom de Jésus, manifestons-leur notre Amour, ils en ont besoin, même s’ils ne demandent rien à personne, même s’ils n’ignorent pas que La Mission exige dénuement, dépouillement et même isolement. 

Dans cette attente, continuons à additionner nos humbles prières pour nos prêtres, nos diacres, nos religieuses, nos laïcs consacrés, l’ensemble des fidèles, nos évêques et notre pape, demandons au Seigneur d’aider nos prêtres à conduire leur mission dans la fidélité et la crainte de Son Saint Nom et implorons le Seigneur pour qu’il puisse nous donner beaucoup de Saints Prêtres – amen.

Tout est grâce dans l’obéissance, la persévérance, la patience … la confiance en Jésus le Christ notre Sauveur qui s’est révélé Fils de Dieu, et c’est vrai, c’est vérité éternelle, et qu’en trois jours, il reconstruira le temple, le Seigneur a toujours été au rendez-vous de ses promesses, il a toujours dit ce qu’il fera et fait ce qu’il avait dit.

Paroissien observateur 97240

J.Nonone

Jeudi 28 Mars 2024

DIMANCHE DES RAMEAUX 

 

DIMANCHE DES RAMEAUX 

ET DE LA PASSION DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST

Prélude à LA GRANDE SEMAINE SAINTE

    

Entrée Messianique, triomphale de Jésus Fils de Dieu à Jérusalem. 

Et dire que c’est la foule qui a accueilli triomphalement Jésus, c’est cette même foule – conscientisée ou manipulée – qui condamne Jésus, qui a préféré sacrifier un homme juste, un homme parfait, en lieu et place d’un malfaiteur notoire.

Gardons-nous de lancer la 1ère pierre à cette foule en question, car, ne nous arrive-t-il pas d’acclamer Jésus, quand tout va bien / de l’accuser, pour ainsi dire, quand tout va mal.

Aujourd’hui s’ouvre donc la Grande Semaine Sainte.

Celui que nous célébrons, que nous suivons dans sa Pâque est le serviteur humilié, qui s’est abaissé, par amour, pour racheter nos péchés, pour nous sauver.

On était prévenu, le Saint Nom de Jésus serait un signe en butte à la contradiction, à la division, à l’incompréhension de ses contradicteurs.

Souvenons-nous des 2 motifs fallacieux – étrangement des affirmations véridiques – mais caricaturées, tournées sciemment en dérision, pour soutenir la cause de la condamnation à l’encontre de Jésus :

? Jésus a dit qu’il est le Fils du Dieu Vivant [et c’était vrai hier et c’est toujours vrai aujourd’hui et ce sera vérité éternelle]

? Jésus a dit qu’il allait détruire et reconstruire le temple en 3 jours [et c’était vrai hier et c’est toujours vrai aujourd’hui et ce sera vérité éternellement].

Cette foule, manipulée manifestement, mais versatile n’est-ce pas nous-mêmes quand nous prétendons aimer Dieu, alors que nous nous surprenons à idolâtrer d’autres personnes [nos enfants, nos conjoints …] alors que nous nous surprenons à ne pas donner la 1ère place à Dieu dans notre cœur, alors que nous n’aimons pas, ne visitons pas notre prochain, ne partageons pas avec notre prochain, ne pardonnons pas à notre prochain (…).

Eh oui, à chaque fois que je ne donne pas la 1ère place à Dieu … à chaque fois que je n’aime pas mon prochain … à chaque fois que je ne suis pas au service de mon frère ou que mon cœur n’est pas ouvert aux besoins de mon prochain … à chaque fois que je ne pardonne pas à mon prochain : je rends encore plus lourde, plus pénible le poids de la Croix de Jésus, je rends encore plus triste, plus amer et plus ensanglanté le doux cœur de Jésus.

? Fredonnons en cœur ce chant : Ô Croix dressée sur le monde, ô Croix de Jésus-Christ … 

Il me semble opportun de rappeler, ici, en ce Dimanche qui inaugure la Grande Semaine Sainte, les 7 Paroles de Jésus sur la croix :

1ère Parole : Luc 23,34 – « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ». 

[S’il en était besoin, voilà une énième démonstration que Jésus est AMOUR, même pour ceux qui l’ont crucifié, il adresse une prière à son Père.

Et nous-mêmes, face à ceux qui ne nous aiment pas ou qui nous font du mal, avons-nous le réflexe de prier pour eux, de garder le silence ou de riposter ?].

2ème Parole : Luc 23,43 – « Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ».

[Ô ! Le Saint « bon » Larron. Ce récit est tout simplement la preuve qu’un Saint n’est pas forcément quelqu’un qui a eu une vie exemplaire de A à Z, mais c’est assurément quelqu’un qui, dès la connaissance de l’Évangile s’y est conformé].

3ème Parole : Jean 19,26-27 – Jésus voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, il dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple : « Voici ta mère ».

[Honorons-nous, en toute circonstance, nos parents, tel que le Seigneur nous le commande ?

Là encore, soulignons le grand cœur d’amour de Jésus, souffrant sur la croix, donc au moment où il a besoin d’une âme charitable, il confie sa mère au disciple. 

Marie devient ainsi mère de Jean, et dans l’esprit de partage laissé par Jésus, Jean ouvre cette grâce à toute l’humanité, d’où l’expression légitimement passée à la postérité : « Marie notre Mère du Ciel »].

4ème Parole : Mathieu 27,46 – « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? ».

[Jésus, ayant endossé aussi notre condition humaine, face à la souffrance il se sent désespérément seul.

Ne nous arrive t-il pas, dans nos tribulations, de penser que Dieu nous a abandonnés]. 

5ème Parole : Jean 19,28 – « J’ai soif ».

[Jésus-Homme jusqu’au bout.

À ce moment, le plus affreux tourment du supplicié était la soif brûlante de la fièvre, occasionnée par les plaies. On peut parler d’accomplissement de la prophétie qui se lit au Psaumes 69,22. 

Jusqu’à ce jour, nous avons interprété cette soif au 1er degré, d’autant qu’un centurion aurait présenté une boisson vinaigrée au Christ.

À la réflexion, cette sensation pourrait être la grande soif, la grande envie de Jésus de voir la conversion des cœurs de ses Enfants].

6ème Parole : Jean 19,30 – « Tout est accompli ».

[Peut-on parler d’un cri de Victoire !

Victoire ! Ouf ! Avant cette triomphale Victoire, quel parcours de pénibilité. 

Jésus est allé jusqu’au bout, par obéissance au Père, par amour pour nous.

Avons-nous bonne conscience de l’immensité de cet amour-sacrifice ?].

7ème Parole : Luc 23,46 – « Père, je remets mon esprit entre tes mains ».

[Quel moment impalpable, merveilleux que celui de rejoindre Le Père et d’entrer dans son repos, l’esprit en paix !].

Ne pourrait-on pas résumer LA PASSION par cette phrase : le Christ est mort-ressuscité … l’Église naît … le monde est sauvé.

Fredonnons en cœur ce chant : Victoire, tu règneras ! 

Fredonnons en cœur ce chant : Ô Croix, tu nous sauveras ! … 

Cette Semaine Sainte réconcilie avec Dieu les hommes et les femmes divisés que nous sommes au quotidien.

L’humilité, l’obéissance du Serviteur révèle ainsi la grandeur de notre Dieu.

La Passion du Christ ravive notre foi, elle nourrit notre espérance car son amour triomphe du péché.

La Passion du Christ, même plus de 2000 ans après, ça ne peut pas se vivre comme on boit un verre d’eau, même bien fraîche, ni comme on lit, même le plus beau des romans.

Chaque année, en revisitant la Passion du Christ, tout au moins pour ceux qui vivent cela avec le cœur, on ressent monter crescendo toute la tension qui entoure ce drame, fort heureusement débouchant sur la Résurrection.

Dans le silence de notre cœur, méditons la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ … imaginons toutes les souffrances endurées pour nous : pour nous sauver, pour nous pardonner, pour nous laver, pour nous libérer, pour nous racheter de nos péchés … pour notre salut.

La Passion du Christ, énième moment de se souvenir que, malgré nous sommes pécheurs, quand bien même nous n’étions pas réconciliés, Dieu n’est pas comme nous, dans un p’tit jeu donnant-donnant … Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en Lui ait la vie éternelle.

Fredonnons en cœur ce chant : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? … 

Souvenons-nous toujours : le Christ occupait un rang qui l’égalait à Dieu, par amour, par obéissance, il s’est abaissé, il a endossé la condition d’homme, la condition de serviteur ; c’est pourquoi Dieu l’a exalté. 

Dieu a attribué au Christ un Nom qui est au dessus de tous les autres noms, afin que : au Nom de JÉSUS tout genou fléchisse sur terre, comme au ciel et que toute langue proclame : JÉSUS-CHRIST EST SEIGNEUR à la gloire de Dieu.

En rentrant dans la Grande Semaine Sainte, à chacun de se poser la bonne question, toujours dans le silence et en sondant notre propre cœur : 

 Qu’est-ce que moi-même je donne, je concède ou je rectifie, pour ainsi dire, en contrepartie de ce sacrifice consenti par Jésus pour moi :

– est ce que j’aime davantage Dieu et autant que Dieu, mon frère que je vois, que je côtoie ;

– est-ce que je suis à l’écoute ou au service de Dieu et celui de mes frères ;

– est-ce que je pardonne à mon prochain … tout comme Jésus a pardonné à ses bourreaux jusqu’au bout de ses souffrances.

Le très émouvant et en même temps très beau récit de LA PASSION [mort – résurrection] nous exhorte à épouser la posture de Simon de Cyrène, qui aida Jésus à porter sa croix.

Oui, nous ressemblons à Simon de Cyrène quand nous aidons un frère ou une sœur en difficulté, quand nous prions pour nous-mêmes et/ou pour les autres, quand nous aimons, adorons Jésus en esprit et en vérité.  

L’HEURE DE NOTRE CONVERSION [changer nos cœurs de pierre en cœur d’amour] A SONNÉ.

Soyons mutuellement bénis, ajustés à la volonté de Dieu notre Père Céleste, au nom de Jésus-Christ … plaçons notre journée entre les mains de l’Esprit Saint et demeurons sous la mouvance de l’Esprit – « HOSANNA AU FILS DE DAVID » … Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

? Bonne & sainte montée vers PÂQUES à chacun, à chacune, le cœur désencombré, centré sur le Christ Jésus notre Sauveur, Le Ressuscité.

Tout est grâce.

Paroissien observateur 97240

J.Nonone

Dimanche 24 Mars 2024